Avec plusieurs établissements annonçant des hausses de leur barème de 0,20 à 0,30% début juillet, l'augmentation s'élève à près de 0,60% en moyenne depuis le début de l'année.

 

Les banques sont par ailleurs de plus en plus exigeantes sur la solidité des dossiers qui leur sont présentés. On notera que l'apport personnel moyen exigé s'élève désormais à 21% du montant de l'opération (contre 10% il y a un an). Pour les primo-accédants, l'achat immobilier devient de plus en plus compliqué.

 

Les conseils, l'accompagnement d'un courtier, sont indispensables pour obtenir un accord dans les meilleures conditions, en faisant jouer la concurrence selon le profil de l'emprunteur.

 

Focus sur le taux d'usure

 

Censé protéger les emprunteurs contre d'éventuels abus, le taux d'usure est publié chaque trimestre par la Banque de France. Il est calculé sur la base des taux (TAEG) pratiqués au trimestre précédent et majorés d'un tiers.

 

Au 1er juillet, malgré une hausse des taux d'usure, certains dossiers vont se retrouver au-dessus de ce seuil compte tenu des barèmes bancaires eux-mêmes en forte hausse. On parle d'effet de ciseaux : votre courtier peut employer différents leviers dans certains cas pour faire baisser le TAEG et rendre votre dossier éligible (notamment par rapport au coût de l'assurance emprunteur).